vendredi 10 mai 2013

VISITE À PERPIGNAN

Nos jeunes élèves de 2º ESO nous raccontent leur expérience récente à Perpignan. C'est proche, c'est bien!


La semaine dernière nous sommes allés à Perpignan.

Le matin nous sommes arrivés au Castillet vers 11h. Les professeurs nous ont laissé dans le centre ville pour faire des enquêtes. La plupart des personnes nous on dit qu’ils n’ont pas du temps pour répondre!

Nous nous sommes amusés très bien. L’après-midi nous avons visité le Palais des Rois de Mallorca.

Nous avons appris beaucoup et aussi nous avons acheté un croissant.


Edurne Lasquibar 2º ESO A



La semaine dernière  nous sommes allés à Perpignan. Nous sommes sortis à 7:30 et nous sommes arrivés vers 11h. au Castillet. C’est long!

Avec mes 3 copains, nous avons vu le centre ville de Perpignan: la loge, la mairie avec la statue de Maillol, la Place de la République. On a acheté une carte postale et un timbre pour l’envoyer à Eladia et Carme, les concierges du lycée.

Après nous avons visité le Palais des Rois de Mallorca; la guide a parlé un espagnol bizarre mais on a compris.

Daniel Morales 2ºESO A


mardi 12 mars 2013

“COSETTE”, LA DEUXIÈME PARTIE DES MISÉRABLES


Nos élèves du Batxibac ont déjà complété la lecture de la deuxième partie des Misérables de Victor Hugo. À la fin de cette lecture, on leur a proposé cet énnoncé:

À la fin de la seconde partie des Misérables, Jean Valjean trouve refuge dans un couvent. Protégé par cette enceinte, il est à l’abri de la police. Mais ce lieu a aussi une importance symbolique: les soeurs donnent l’exemple de la vertu. Le premier livre montrait la conversion de Jean Valjean, la fin du deuxième livre oriente son parcours vers la sainteté. Montrez que la narration renoue ici avec le début de la première partie. Vous pouvez considérer, d’un côté, la relation entre l’évêque Myriel et Jean Valjean, et, de l’autre côté, la relation entre celui-ci et Cosette.

Voilà la réponse de Louis Hamon:

Nous allons prendre la fin de la seconde partie des Misérables et la comparer avec le début de la première partie. Je vais essayer de récupérer les liens qu’il y a entre l’évêque et Jean Valjean, et ce qu’il y a en commun entre celui-ci et Cosette.

Jean Valjean, ancien forçat, essaye de trouver un endroit où l’on l’accueille, mais tout le monde le chasse. C’est la personne la plus misérable qu’on puisse trouver, comme nous le dit l’auteur à la page 29: “Il était difficile de rencontrer un passant d’un aspect plus misérable”. Une femme s’approcha de l’homme et lui dit de frapper à une maison, celle de l’évêque: “La bonne femme toucha le bras de l’homme et lui montra de l’autre côté de la place une petite maison basse à côté de l’évêché” (page 40). Jean Valjean explique toute sa situation, tout son passé, à Mgr. Myriel et celui-ci lui offre l’hospitalité: “Madame Magloire, vous mettrez un couvert de plus” (page 42). Jean Valjean était surpris, c’était la première fois depuis des années que quelqu’un le tratait bien.

Jean Valjean vole les couverts d’argent de l’évêque et s’échappe, mais peu après la police le retrouve. Alors l’évêque lui pardonne le vol des couverts, et lui donne des chandeliers en plus, malgré la mauvaise action de Valjean. Myriel lui demanda de devenir un honnête homme en échange: “C’est votre âme que je vous achète; je la retire aux pensées noires et à l’esprit de perdition, et je la donne à Dieu.” (page 55). Malgré la générosité de l’évêque, Valjean vole une pièce d’argent à un petit enfant; il le regrette et se met à pleurer: “Alors son coeur crêva et il se mit à pleurer. C’était la première fois qu’il pleurait depuis dix-neuf ans” (page 61). C’était peut-être un signe de conversion.

Dans la seconde partie, à la fin, Jean Valjean a changé beaucoup, il est devenu honnête et digne. Il a rencontré Cosette et l’amène avec lui dans un couvent. Cosette n’avait pas eu d’enfance, alors Valjean lui offrit une poupée, ce qui est un geste de dignité, en fait il la lui a donné comme l’évêque lui avait offert ses chandeliers (page 131). “Cosette se croyait tout naturellement la fille de Jean Valjean”. Elle était plus heureuse et riait. Mais Valjean ne se sentait pas très bien dans le couvent, il le comparait avec le bagne: “C’était le deuxième lieu de captivité qu’il voyait”. Mais maintenant ce qui importait le plus à Valjean c’était Cosette, il y avait entre eux un amour paternofilial: “Tout son coeur se fondait en reconnaissance et il aimait de plus en plus” (page 101).

Jean Valjean était, donc, le plus misérable qu’on puisse trouver, maintenant il est peut-être devenu même un saint. Dans la première partie, on ne pouvait pas trouver des ressemblances entre lui et l’évêque, mais maintenant Valjean serait aussi digne et honnête que Mgr. Myriel: il a donné à Cosette une poupée pour qu’elle récupère son enfance, comme l’évêque lui avait donné des chandeliers pour qu’il revienne du côté de la lumière. Donc l’évêque avait comme mission que Jean Valjean devienne honnête, et celui-ci avait comme mission donner à Cosette ce qu’elle n’a jamais eu: une enfance. Tous les deux, l’évêque et Jean Valjean, ont fait retrouver ou ont fait découvrir la lumière à quelqu’un qui auparavant était du côté obscure: la haine pour Valjean, le malheur pour Cosette. Que va devenir Valjean? Que va devenir Cosette? Maintenant qu’ils sont heureux... Tout peut arriver: Javert est toujours présent, il ignore que Valjean est maintenant honnête et digne et il continue à penser que la destinée des condamnés ne peut pas changer.  

vendredi 8 mars 2013

IES MANUEL DE CABANYES IN THE 6th FONIX MEETING IN CATALONIA 2013


Last Saturday 2nd March at midday the six best classified students in our high school -one for each level, from 1st ESO to 2nd BAT- participated in the territorial stage of Barcelona. The meeting took place in the INEFC, in Montjuic. At the beginning of April we will know the results. We hope that they reach the final stage next 4th May. Good luck!

mercredi 13 février 2013

FANTINE, LA PREMIÈRE PARTIE DES MISÉRABLES


Les élèves du Batxibac ont déjà lu la première partie des Misérables de Victor Hugo. À la fin de cette lecture, on s’est proposé cette réflexion: 
Les sens de “misérables” sont nombreux: il peut s'agir aussi bien du pauvre que de l'homme mauvais. Ils peuvent être victimes, ou bourreaux, ou les deux à la fois. Qui sont les “misérables” dans cette première partie? Quels sont leurs points communs?  

Hajar El Khadiri a composé cette réponse à la question posée:  

Dans la première partie le misérable est aussi bien le pauvre que l'homme mauvais. En fait, cet homme est un misérable parce que c'est un pauvre.  Il n'a pas d'argent ni de travail, jusqu'à ce qu'un jour il n'a pas eu de nourriture pour  sa famille. Il a volé un pain pour nourrir sa famille. Il arrive à être une victime. Pour la loi il est un homme mauvais et voleur mais pour lui, il est une bonne personne parce qu'il a cherché le pain pour sa famille. Il est devenu un mauvais homme après son séjour au bagne, où il est devenu une victime de la façon dont la société conçoit la justice, c'est-à dire, sans la possibilité pour un proscrit d'arriver à changer de vie et devenir un honnête homme. 

Fantine, pour sa part, est une misérable parce qu'elle travaille beaucoup, dédie toutes ses heures à travailler pour envoyer de l'argent pour sa fille Cosette. Cosette est à la maison d'une famille, les Thénardier. Ils ne traitent pas bien la petite fille. Fantine fait le possible pour obtenir de l'argent et pour l'envoyer à sa fille. Les Thénardier profitent de l'argent qui les envoye Fantine. Ils lui parlent toujours de Fantine dans les lettres (que sa fille est malade, ou qu'elle a besoin des vêtements...), mais en réalité tout l'argent qui leur arrive n'est pas pour Cosette mais ils retiennent à leur profit égoiste. 

Les points en commun entre Jean Valjean et Fantine sont que tous les deux sont pauvres, ils ont un bon coeur et il sont dignes. Tous les deux sont des victimes de quelqu'un d'autre. Par exemple, Fantine est une victime des Thénardier, qui profitent de son argent. De son côté, Jean Valjean est une victime pour avoir volé un pain. Tous les deux font des actions malhonnêtes pour vivre ou parce qu'ils ont besoin d'argent. 

L'inspecteur Javert est misérable dans le sens morale, parce qu’il ne permet pas aux autres personnages d’échapper à leur misère économique, de rentrer dans la société, de mener une vie digne. En fait, il respecte la loi, c’est son travail. On pourrait dire qu’il essaye d’aider les pauvres à suivre le chemin de la dignité? Probablement pas. À contraster avec l'évêque Monseigneur Myriel!

mardi 5 février 2013

LE DEPARTAMENT D'ENSENYAMENT NOUS VISITE

Le lundi 28 Janvier l'INS Manuel de Cabanyes a reçu les responsables de l'enseignement des langues étrangères du Departament d'Ensenyament de la Generalitat de Catalunya. Monsieur le Directeur et les professeurs responsables ont traité avec eux le développement du Plan Intégral des Langues Étrangeres (PILE) et, plus précisément, de la mise en place du Batxibac dans notre établissement. Les professionnels assistant à la réunion ont analisé notre modèle de plan d'études et l'ont comparé aux autres qui fonctionnent en Catalogne. En somme, on a mis en commun des idées, des projets, des débats et, finalement, on s'est engagé à travailler toujours pour parfaire l'organisation du Batxibac (notamment pour en faciliter le choix par les élèves de toutes les filières) et pour favoriser davantage l'apprentissage des langues étrangères dans notre établissement. 

vendredi 11 janvier 2013

ORAL ENGLISH IN THE INSTITUTE

Here you are a new Blog for the practice of Cabanyes ESO students' Oral English. Thank you to the teacher Ana Corredor, who has provide us with this beautiful link: Oral English

mardi 11 décembre 2012

ÉCHANGE À TOURNON-SUR-RHÔNE (2)



Et maintenant voilà les impressions de voyage d’Elena De Gomar. Avec des photos après le texte!

Cet échange a été une occasion unique. Je me suis amusée et j'ai rencontré des gens extraordinaires.
C'est une expérience incroyable et j'ai amélioré beaucoup mon français.
J'ai beaucoup appris de la culture française.
Le nom de mon correspondant est Samuel et je pense que j'ai eu la chance d'aller avec lui. Nous sommes devenus de bons amis. Nous étions ensemble toute la journée. Nous avons joué avec un ballon, nous avons joué à l’"UNO", etc. Nous essayons toujours d'en apprendre beaucoup les uns des autres.
Sa famille était très agréable et très accueillante.
Son père m'a adapté deux chansons pour le piano et il m'a accompagné avec la guitare.
Sa mère était très gentille avec moi. Elle a toujours demandé pour l'Espagne parce qu'elle voulait apprendre notre culture.
Son frère était très sympathique et agréable. Il chantait toujours et était toujours heureux.
J'ai beaucoup aimé l'école. Elle était très grande et tous les français étaient très sympathiques.
Chaque fois que je suis allée à l'école, je me suis amusée grâce à Samuel et j'ai dansé la "Macarena". C'était amusant.
Les excursions étaient amusantes et intéressantes.
J'ai aimé quand nous étions tous ensemble. Espagnols et français.
J'ai aimé quand nous sommes allés au musée de l'eau, et après nous sommes allés ensemble au picnic.
En conclusion, cet échange, j'ai réalisé que je peux utiliser facilement la langue française.
J'ai rencontré des gens formidables, que je n'oublierai jamais et j'ai appris beaucoup de choses.






jeudi 6 décembre 2012

ÉCHANGE À TOURNON-SUR-RHÔNE


Il y a quelques jours les élèves de Français de 4º ESO de l'Institut Manuel de Cabanyes ont fait la première partie de l'échange avec les étudiants du Collège Marie Curie de Tournon-sur-Rhône (Ardèche en Rhône Alpes). Voilà ce que nous en racconte Silvana Ríos:

"L’échange à Tournon a été une des meilleures expériences de ma vie.
J’ai bien aimé rencontrer de nouvelles personnes.
Au début, j’ai eu très peur parce que je ne sais pas si j’ai bien compris avec le  français et le premier jour je n’aimais pas beaucoup, mais le deuxième jour, j’ai été beaucoup mieux.
Ma correspondante s’appelle Pauline, elle est très sympathique et gentille et nous sommes devenus bonnes amies.
Ma nouvelle maison est immense, avec piscine; mon lit était très grand et très confortable.
La mère est très agréable et sympathique, et le père également.
Au début, je n’aime pas le manger, mais ensuite je me suis habituée.
Pauline, ma partenaire, a deux chiens qui sont très joueurs.
J’ai vraiment aimé l’école aussi qui était très grande et très agréable.
Le  week-end je suis allée faire du shopping avec ma corres et des amis et j’aimé Valence: c’est très joli.
Un autre jour je suis allée à Lyon avec sa famille et aimé, parce qu’il était très grande et il y a beaucoup de magasins.
J’ai apprécié mon échange, a été une expérience unique et très beau, je pouvais améliorer mon français, j’ai rencontré beaucoup de gens et j’ai appris beaucoup de nouvelles choses."





+ INFO: Renseignez-vous ici sur la ville qui a si bien accueilli nos élèves.
 

lundi 3 décembre 2012

SALUT, NOTRE PREMIER AUTEUR!


Voilà quelques activités qu'on a faites dans le cours de Littérature Française pour introduire le premier des auteurs au programme Batxibac 2012-2014. Vous aussi vous pouvez vous amuser à le découvrir.



On va d’abord se familiariser avec quelques personnages célèbres.



1. Roi d'Ithaque, fils de Laërte et d'Anticlée, il est marié à Pénélope dont il a un fils, Télémaque. Il est renommé pour sa mètis (« intelligence rusée »), qui rend son conseil très apprécié dans la guerre de Troie à laquelle il participe. C'est encore par la mètis qu'il se distingue dans le long périple qu'il connaît au retour de Troie, chanté par Homère dans son Odyssée.

Qui est-ce? C’est _____________________

2. Fils de Pélée, roi de Phthie en Thessalie, et de Thétis, une Néréide (nymphe marine). Sa mère le plonge dans le Styx, l'un des fleuves des Enfers, pour que son corps devienne invulnérable; son talon, par lequel le tient Thétis, n'est pas trempé dans le fleuve et reste celui d'un mortel. Il est éduqué par le centaure Chiron qui lui apprend les arts de la guerre, la musique et la médecine. Alors qu'il est encore adolescent, il choisit une vie courte, mais glorieuse, plutôt qu'une existence longue mais sans éclat. Caché par sa mère, qui veut l'empêcher de participer à la guerre de Troie, à la cour du roi Lycomède, le jeune homme est découvert par Ulysse et rejoint, avec son ami Patrocle, l'expédition grecque. Lors de la dixième année du conflit, une querelle avec Agamemnon le met en colère et le pousse à quitter le combat. La mort de Patrocle le pousse à reprendre les armes pour affronter Hector, le meilleur des Troyens. Notre héros trouve la mort peu après l'avoir tué, atteint à la cheville par une flèche de Pâris guidée par le dieu Apollon. Ses prouesses sont chantées par Homère dans l'Iliade.

Qui est-ce? C’est _____________________

3. Fils du mortel Anchise et de la déesse Aphrodite (Vénus), est un des héros de la guerre de Troie. Il est chanté par Virgile dans l’Énéide, dont il est le personnage central. Père d'Ascagne (ou Iule), il est le fondateur mythique de Lavinium à l'origine de Rome, puis de sa Monarchie.

Qui est-ce? C’est _____________________

4. Au début du XVe siècle, cette jeune fille de dix-sept ans d'origine paysanne parvient à rencontrer le Dauphin Charles, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le Dauphin au sacre à Reims, contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans. Capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de dix mille livres, et condamnée à être brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'Université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456; un second procès, en réhabilitation, est instruit, conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Elle est béatifiée le 18 avril 1909 et canonisée le 30 mai 1920.

Qui est-ce? C’est _____________________

Ces quatre personnages sont des __ __ __ __ __


Maintenant on va élargir le vocabulaire. Découvrez la famille de mots formée sur ce radical que vous venez d’écrire.


___________: subst. Être fabuleux, la plupart du temps d'origine mi-divine, mi-humaine, divinisé après sa mort. Personnage légendaire auquel la tradition attribue des exploits prodigieux.

___________, ___________: subst. Homme, femme qui incarne dans un certain système de valeurs un idéal de force d'âme et d'élévation morale.

___________, ___________: subst. Principal personnage masculin ou féminin d'une œuvre artistique.

____________: adj. Qui se rapporte aux héros de l'Antiquité ou légendaires.

____________: adj. Qui se comporte en héros, en héroïne.

____________: subst. Qualité d'une personne héroïque, caractère de ce qui est héroïque.

____________: subst. Courage, force d’âme qui fait les héros; fermeté exceptionnelle devant le danger, la douleur (physique ou morale).
____________: adv. D’une façon héroïque.

Avec l’initiale de chacune de ces définitions vous allez obtenir le prénom et le nom du premier auteur au programme de Littérature Française pour le Batxibac 2012-1014.

1. Le contraire de ‘défaite’
2. Synonime de ‘symbole’, ‘figure’, mais aussi de ‘photo’
3. Adjectif français qui traduit le catalan ‘famós’
4. La lettre partagée par “destin”, “fatalité” et “fatum”
5. Le voyage d’Ulysse
6. L’une des plus célèbres a eu lieu en France en 1789

/ Espace /

7. Début de l’homme, début du héros
8. Du monde entier
9. Le contraire de ‘petit’
10. Travailleur, prolétaire
 
Notre premier écrivain est _______________________.



Les quatre définitions qui suivent correspondent à un adjectif. Lequel?

1. Qui inspire ou mérite d’inspirer la pitié; qui est dans le malheur, la misère.

2. Qui est dans une extrème pauvreté; qui est au bas de l’échelle sociale.

3. Qui est sans valeur, sans mérite.

4. Dont la conduite mérite l’indignation, le mépris.

L’adjectif est ____________.


Les synonimes de l’adjectif trouvé

Chacun des adjectifs suivants est synonime de l’adjectif que vous venez d’écrire dans une ou plusieurs acceptions. Dans laquelle ou dans lesquelles?

1. méprisable         1                 2                 3                 4
2. insignifiant         1                 2                 3                 4
3. pitoyable            1                 2                 3                 4
4. indigent              1                 2                 3                 4
5. pauvre                1                 2                 3                 4
6. malheureux         1                 2                 3                 4
7. traîne-misère      1                 2                 3                 4
8. malhonnête         1                 2                 3                 4
9. misérieux            1                 2                 3                 4


Notre premier sujet de composition

Au cours de son exil, Hugo achève et publie, en 1862, un très long roman, qu’il avait mis en chantier avant 1850: Les Misérables. Sous ce nom, il désigne toutes les victimes d’un ordre social dont il est de plus en plus résolu à condamner les rigueurs et les injustices. Dans quel sens les misérables d’une société peuvent-ils être considérés comme des héros?

mardi 13 novembre 2012

AU REVOIR, BAUDELAIRE!




Le Département d’Enseignement de la Generalitat de Catalunya vient d’annoncer des changements dans le programme de Littérature française que suivent les élèves de Batxibac. Pour les cours 2010-2011 (1º année) et 2011-2012 (2º année), le sujet principal était “La ville de Paris” et les oeuvres au programme étaient les “Tableaux parisiens” (section de Les fleurs du mal de Charles Baudelaire) et le roman Une jeunesse de Patrick Modiano.

C’est pourquoi nous sommes obligés de laisser de côté, provisoirement, l’un des plus célèbres poètes français de tous les temps. Nous reproduissons ci-dessous, comme un hommage particulier, le premier des tableaux parisiens, avec un petit commentaire proposé aux élèves par le professeur de la matière.



Paysage
Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d'éternité.

II est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Émeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

(Charles Baudelaire, Les fleurs du mal)


Commentaire
Dans ce premier poème de la section “Tableaux parisiens”, appartenant à son chef-d’oeuvre Les fleurs du mal, Charles Baudelaire nous présente un paysage que nous pouvons facilement identifier avec celui de la ville de Paris au XIXème siècle, mais aussi son paysage intérieur, c’est-à-dire, ses sentiments les plus intimes par rapport à la ville et à la vie en général. Il aime voir la ville et entendre ses bruits, ses chants et ses conversations d’une certaine hauteur, depuis sa mansarde, voisine des clochers. Parmi toutes les saisons de l’année, il préfère l’hiver, parce qu’il lui permet de se concentrer sur lui-même pour rêver un Printemps avec majuscule, c’est-à-dire, un univers personnel, idéal, idyllique, celui de sa propre création poétique. Il va même fermer les fenêtres pour que des mouvements révolutionnaires tels que celui de 1848 ne réussissent  pas à le distraire de son activité créatrice. Dans ce poème, donc, Baudelaire ne s’engage pas dans la vie sociale et politique de la ville, parce que pour le poète la ville est essentiellement un paysage, un moyen pour échapper au spleen, pour rejoindre l’idéal de la création poétique.

+ INFO:
Nous remercions aussi l'auteur du matériel précieux proposé dans ce site et nous conseillons aux lecteurs de Baudelaire d’y revenir souvent.